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Le
Potentiel (Kinshasa) - 27 Septembre 2005
Publié sur le web le
27 Septembre 2005
Pierre Emangongo
Kinshasa
Les violences qui ont accompagné l'élection
présidentielle d'avril dernier au Togo ont fait «entre 400 et 500
morts», selon un rapport publié lundi par les Nations Unies et cité par
l'Afp. Ce document attribue «la responsabilité principale» de ces
violences notamment des rafles, d'incendies des villages, au pouvoir du
régime du prisent Gnassingbé Faure.
La «mission d'établissement des faits» nommée par le Haut commissariat
des Nations Unies aux droits de l'homme a indiqué avoir mis au jour «le
caractère massif et la gravité des actes de violation des droits de
l'homme attestées par le nombre élevé des victimes (entre 400 et 500
morts et des milliers de blessés)». Le rapport note aussi «l'ampleur
des disparitions, l'utilisation à grande échelle de la torture et des
traitements inhumains et dégradants, les destructions systématiques et
organisées des biens et des propriétés».
Le rapport dénonce , d'après Rfi, une coordination des ces violence
avec les milices pro-gouvernementales. Le rapport note également
l'existence des stratégies programmées des répressions et
l'instrumentalisation ethnique . Le rapport a conclu qu'il faudrait une
véritable réconciliation nationale fondée sur la justice.
DES VOIX S'ELEVENT CONTRE FAURE
Sur base de ce rapport de l'Onu de nombreuses langues se délient pour
condamner le régime du président Gnassingbé Faure. Un analyste estime
qu'avec ce rapport qui établit clairement les responsabilités des
forces loyalistes, il faudra que les auteurs des ces actes de violences
jugés e condamnés selon les principes des droits. De même, l'analyste
interpelle le président Faure qui avait ignoré que la contestation
populaire est aussi une autre forme de la démocratie. A cet effet, il
soutient que si Gnassingbé Faure a choisi la répression en lieu et
place du dialogue c'est tout simplement parce qu'il était conscient que
sa victoire électorale résulte d'une fraude à grande échelle.
La mission onusienne, s'il faut le rappeler, s'est rendue au Togo en
juin dernier pour enquêter sur les violences qui se sont déroulées
entre le 5 février, date du décès de l'ancien président Gnassingbé
Eyadema, et le 5 mai, soit après l'élection de son fils Faure
Gnassingbé lors du scrutin contesté du 24 avril.
Togo : le rapport
qui accuse Reuters [ 27/09/2005 ]
L'Onu impute aux autorités
togolaises 400 à 500 décès lors des violences d’avril dernier.
Les forces de sécurité togolaises sont largement responsables des
violences dans lesquelles 400 à 500 personnes ont péri autour de
l'élection présidentielle du printemps dernier, affirme dans un rapport
le haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. Ce bilan
se situe à mi-chemin des estimations fournies par des diplomates
occidentaux (100 à 150 morts) et par des ONG locales, selon qui 800
personnes pourraient avoir péri dans les violences.
Le Togo a été le théâtre de violents incidents lors de l'élection
présidentielle anticipée du 24 avril, provoquée par le décès de
Gnassingbé Eyadéma et remportée par l'un de ses fils, Faure. Dans son
rapport diffusé à Genève, fondé sur les conclusions d'une mission
d'enquête ad hoc, Louise Arbour dénonce "l'ampleur des disparitions,
l'utilisation à grande échelle de la torture et des traitements
inhumains et dégradants, les destructions systématiques et organisées
des biens et des propriétés" constatées pendant cette période. Elle
souligne le "caractère massif et la gravité des actes et des
manifestations des violations des droits de l'homme attestées par le
nombre élevé de victimes", en estimant à plusieurs milliers le nombre
de blessés. "La responsabilité principale de la violence politique et
des violations des droits de l'homme (incombe à) l'ensemble de
l'appareil répressif et sécuritaire de l'Etat", estime-t-elle, évoquant
une "coordination avec des partisans organisés du pouvoir politique" et
citant nommément le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir).
Après le décès de Gnassingbé Eyadéma, l'armée avait initialement nommé
comme successeur au président l'un de ses fils, Faure. Mais le tollé
international soulevé par cette manoeuvre ainsi que les manifestations
orchestrées par l'opposition avaient contraint Faure Gnassingbé à
démissionner et à organiser des élections, qu'il a gagnées. Un nouveau
gouvernement est arrivé au pouvoir en juin. Il comprend des
personnalités n'appartenant pas au RPT mais la plupart des chefs de
file de l'opposition ont refusé la proposition qui leur avait été faite
de former un gouvernement d'union nationale. La mission d'information
de l'Onu, qui s'est rendue au Togo entre le 13 et le 24 juin, n'exonère
pas de toute responsabilité les partis d'opposition qui, selon elle,
ont attisé les tensions politiques lors de la campagne. Arbour impute
aux militants d'opposition "de graves actes de violence ayant fait de
nombreuses victimes et des saccages et des destructions de biens et de
propriétés de militants - ou supposés tels - du parti au pouvoir".
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