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Nadim Michel KALIFE
Consultant en Politique
Economique Africaine
B.P.22 Lomé-TOGO
Tél : (228) 21-02-33 -Fax : (228) 21-68-84
Nadim Michel KALIFE
est citoyen togolais né à Lomé le 20 Janvier
1944.
Il est diplômé
d'Etudes Supérieures (DES 1969, mention Bien) en
doctorat de Sciences Economiques de Paris ainsi que
de I.E.D.E.S.(Paris).
Il a été enseignant
d'économie politique et de mathématiques appliquées
à l'université du Bénin , où il devient Maître-assistant délégué et
directeur de l'ESTEG (Ecole Supérieure des Techniques Economiqueset de
Gestion) en 1975/1976. Parallèlement, el dirigeait deux entreprides
privées : la " S.A.S. " (importation des produits de consommation) et
"Le Petit Prince" (fabrication d'objets d'art en bois précieux.) Cette
diversité complémentaire de ses activités lui a permis de percer les
problèmes du sous-développement économique africain.
Dans ses efforts de
recherche de solutions aux problèmes africains, ses
études personnelles ont notamment touché : la tontine, le secteur
informel, l'emploi des jeunes, la zone franche industrielle, la
fiscalité dynamique, l'intégration régionales de l'UEMOA, la monnaie
commune africaine, etc...
Le présent ouvrage qu'il
publie fait la genèse complète du Franc CFA,
met en exergue toutes les implications de la dévaluation du 12 Janvier
1994, et analyse la politique économique pratiquée dans la Zone Franc.
Il permet d'évaluer l'avenir du Franc CFA.
PREFACE
L’avenir du Franc CFA préoccupe au plus haut point les Africains, en
l’occurrence ceux de la zone Franc. Que deviendrait le Franc CFA à
l’avènement de la monnaie unique européenne? Voilà la hantise des
Africains de la zone Franc, face au projet de la création d’une monnaie
unique européenne, désormais sorti des limbes. Le Franc CFA subira-t-il
une nouvelle dévaluation lorsque l’Euro verra le jour le 1er Janvier
1999?
Deux thèses s’affrontent
dans ce grand débat qui agite les pays de la
zone Franc et même l’opinion publique française.
- Un premier courant prophétise une
prochaine dévaluation du Franc CFA.
Les tenants de cette thèse ont peu convaincu par l’empirisme de leur
argumentaire qui prédit ex cathedra une dévaluation du Franc CFA à la
naissance de l’Euro. La dévaluation impromptue du 12 Janvier 1994
(preuve de la totale dépendance du Franc CFA du gouvernement français),
pas plus que la prétendue hostilité de l’Allemagne au Franc CFA face à
l’Euro, ne suffisent pour conforter la thèse d’une dévaluation
automatique.
- Un second courant, aux antipodes du
premier, refuse de voir dans
l’avènement de l’Euro, les prodromes d’une nouvelle dévaluation du
Franc CFA . L’un des tenants les plus notoires de ce courant, est
l’auteur de cet essai.
Nadim Michel KALIFE, soutient ad rem qu’il n’y aura pas de dévaluation
du Franc CFA à l’avènement de l’Euro. L’essayiste, connu pour ses
prises de position hardies, parfois gênantes, a démontré au cours de
ses nombreuses conférences que le Franc CFA ne subira pas de
dévaluation avec l’engendrement de l’Euro. Déjà en 1986, il prévoyait
la dévaluation du Franc CFA qui eut lieu en 1994.
Nadim Michel KALIFE, à l’exception de la plupart des penseurs en "
politique économique africaine ", se veut un non-conformiste qui
s’efforce de s’écarter des idées reçues. Il se distingue des nombreux
tenants de la " non-dévaluation du Franc CFA à l’avènement de l’Euro "
par l’originalité de ses démonstrations et l’autonomie de ses idées.
Cette autonomie de la pensée, l’auteur l’a acquise, non seulement dans
son passé d’universitaire, mais surtout dans sa pratique de l’économie
africaine.
Le présent essai publié par lui, dans la collection: " Ce que je sais
de l’économie Africaine ", a le mérite de rendre accessible et
compréhensible les réalités économiques et monétaires, généralement
hermétiques. Il a retracé la genèse du Franc CFA, mis en exergue les
raisons de sa dévaluation en 1994 et analysé son avenir.
J’espère que l’opinion publique africaine trouvera dans cet essai, une
familiarisation avec l’économie africaine de la zone Franc, sous-tendue
par une politique monétaire dont la fragilité est aujourd’hui
manifeste. Ce fascicule sera sans nul doute un outil de réflexion et un
guide pour tous ceux qui voudront percer la politique économique et
monétaire des pays de la zone Franc.
Fulbert
Sassou ATTISSO -Journaliste (l’Eveil du peuple)
AVANT-PROPOS
Le sort du Franc CFA
inquiète tous les ressortissants de la zone Franc
et particulièrement ceux de l’Afrique Centrale, rattachés à la BEAC
(Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale regroupant les six
pays: Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo, Guinée Equatoriale).
En effet, ces derniers avaient subi une plus forte inflation qu’en
Afrique de l’Ouest depuis la dévaluation commune du 12 Janvier 1994. En
parallèle, le prix de leur principal produit d’exportation, le pétrole
a baissé depuis 4 ans, à la différence des recettes d’exportation des 8
pays membres de l’UEMOA. En quelque sorte, cette évolution
conjoncturelle et durable s’est traduite par une détérioration des
termes de l’échange de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de
l’Afrique Centrale regroupant les six pays de l’ancienne UDEAC), en
comparaison de ceux de l’UEMOA qui se sont nettement améliorés depuis
1994, et cela, grâce à la hausse durable des principaux produits
d’exportation de cette zone (cacao, café, coton, etc...)
Une certaine fièvre s’est déjà emparée de quelques opérateurs
économiques de la CEMAC qui s’empressent d’emprunter à tout va des
Francs CFA sur place pour les transférer en France, en attendant de les
faire revenir après l’opération cambiaire attendue, et pouvoir ainsi
réaliser une plus-value spéculative . Cette rumeur est nocive pour la
bonne marche de l’économie nationale, car les investisseurs étrangers
préfèrent attendre au lieu de se retrouver amputés d’une partie de
leurs richesses, en perdant en pourcentage celui de la dévaluation
attendue. Quant aux spéculateurs locaux, ils prennent les devants en
accumulant des stocks, faisant ainsi flamber les cours du marché
intérieur et affaiblir le pouvoir d’achat des travailleurs et des
retraités.
Dans la zone UEMOA, des rumeurs irrationnelles courent un peu partout,
disant que l’Allemagne ne voudrait pas de notre Franc CFA au sein de
l’Euro, et que, de toutes façons, il faudra dévaluer le FCFA pour le
rendre convertible en Euro, parce que l’Euro est beaucoup plus fort que
le Franc Français auquel le FCFA est rattaché. Mais ce raisonnement ne
relève point de la logique cambiaire.
Il faut se ressaisir avec sagesse et réfléchir sur les raisons
profondes et inavouées qui avaient conduit le FMI et la Banque Mondiale
à amener les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone Franc à
accepter la dévaluation brutale de 50% le 11 Janvier 1994 à Dakar, et
cela, sous pression et contre promesses vagues... Nous étudierons
ensuite, s’il y a lieu de s’inquiéter d’une prochaine dévaluation du
Franc CFA à l’occasion de son rattachement à l’Euro, et de quelle façon
le Franc CFA peut s’arrimer à l’Euro, sinon constituer une zone
monétaire indépendante en misant sur ses propres réserves de change ou
encore continuer à bénéficier de la garantie du Trésor Français, comme
cela est pratiqué depuis sa création en 1945.
TABLE DES MATIERES
1ère Partie La genèse du Franc
CFA ... lire
1. D’abord la réévaluation
du FCFA en 1945 et 1948
2. Le choc de Dakar: la
Dévaluation de 1994
3. Le Franc fort
4. Une gestion publique
laxiste
2 ème Partie La
Dévaluation du 12 Janvier 1994 et ses travers ... lire
5. Malheur aux créanciers
intérieurs de l’Etat
6. Sacrifier le secteur
privé national sur l’autel du FMI
7.Les Prêts criminels
8. La résurrection des
banques
9. Les paysans enrichis
malgré eux
10. La dévaluation n'est pas
la cause du boom agricole
11. L’effet pervers sur les
denrées alimentaires
12. Encore la ’’pensée
unique’’
3 ème partie Quelle chance de
rejoindre l’Euro en
l’an 2002 ? ... lire
13. Le fantôme asiatique
14. Soupape de sûreté
15. A quand l’afflux des
investisseurs
16. Une justice équitable
17. Promotion du tourisme
18. Qualification du travail
19. Le culte de l’excellence
20. La nécessaire union
économique
21. Coûts des facteurs
inopérants
22. Et l’Euro-CFA?
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