NGUYỄN CÔNG TRỨ ET  SON CRÉDO DU KẺ SĨ.
- Võ Thu Tịnh -                   

  Au début du XIX sicle, dans la littérature comme de l'Histoire du Việt-nam, se détache une figure singulière :  Nguyễn Công Trứ (1778-1858) poète en  "chữ nôm" (1)  et homme action de grand talent.

Biographie.

Originaire du village Uy Viễn (Hà Tịnh), issu d'une famille de lettrés confuceéns orthodoxes, Nguyễn Công Trứ est venu au monde alors que la longue et sanglante guerre entre les Nguyễn et les Tây Sơn allait durer encore une vingtaine d'années. Elle se terminait par le triomphe de Nguyễn Ánh et l'unification du pays en 1802.
Nguyễn Ánh prenait le titre impérial de Gia Long, nommait son royaume Việt-nam, fixait sa capitale à  Phú Xuân (Huế). Il se mettait sans tarder  à organiser avec soin l'enseignement. Il s'attachait également  à restaurer les voies normales du recrutement des fonctionnaires et des hauts officiers militaires, les concours triennaux rgionaux, qui interrompus par la guerre, sont ainsi rétablis en 1807.
Son successeur, Minh Mạng (1820-1841), convaincu que pour gouverner un pays, il faut avant tout former une élite dirigeante, continue dans cette voie et rétablit alors les concours triennaux de la capitale, examinant lui-même les devoirs de l'épreuve finale. Si le programme ne diffère pas de celui qui était en vigueur sous les dynasties précédentes, la centralisation ont fait que le concours  sont devenus désormais la voie exclusive du recrutement de tous les fonctionnaires, si bien que l'instruction  tend  à devenir seulement une technique d'accès  à la fonction publique, induisant une dégénérescence de l'éducation au sens noble du terme. Minh Mạng lui-même s'est rendu compte de ce mal. "Avec de pareilles méthodes, dit-il, comment s'étonner que le talent se fasse de plus en plus rare". Mais, il n'a pu entreprendre un réforme radicale, car la plus grande partie des mandarins lettrés qui représentait la catégorie sociale dirigeante, imbue de la supériorité de ses  conceptions intellectuelles et morales par rapport aux progrès techniques, se montrait hostile aux innovations. Pourtant, Minh Mạng a pu découvrir un grand talent : Nguyễn Công Trứ.
Reçu tú tài (bachelier) en 1813, et giải nguyên (premier lauréat des licenciés) en 1819 sous le règne de Gia Long, Nguyễn Công Trứ avait débuté, en 1820, par un poste obscur de 8ème grade. Mais soucieux de témoigner de ses talents d'administrateur et de stratège, lors des révoltes de Lê Duy Lương (1826), puis de Phan Bá Vành (1827), il adresse une requête au roi d'aller les réprimer.
 Après le succès de sa mission, Nguyễn Công Trứ fut levé par Minh Mạng  au rang de vice-ministre (2ème grade) et en 1828,  il est nommé Doanh điền sứ (Délégué royal au Service de défrichement des terres) au Nord-Việt-nam.Nguyễn Công Trứ construit alors des digues et des canaux de drainage, amenant l'eau douce fluviale pour dessaler la terre, transformant les lais de mer en terrains cultivables. Il conquiert ainsi sur la mer plus de trente mille mẫu (1 mẫu
équivaut  0,36 ha) dans les provinces de Nam Định, Quảng Yên, Thái Bình, Ninh Bình, créant dans ces deux dernières provinces deux nouveaux huyện (district) Tiền Hải, Kim Sơn, regroupant 36.100 inscrits.
Dès son installation  à son poste de Délégué royal, Nguyễn Công Trứ dénonce à Ming Mạng les méfaits des notables et réclame un châtiment exemplaire à l'encontre des plus grands coupables. Demande rejetée par la Cour pour manque de preuves solides. En 1830, il est rappelé à  la Cours pour être vice-ministre de la Justice. L'année suivante, accusé d'avoir reçu un pot de vin, Nguyễn Công Trứ est rétrogradé de 7 grades, pour devenir simple tri huyện (chef de district).Depuis ce moment et jusqu'à sa retraite (1830-1848), il mène tambour battant une carrière jalonnée d'autant de gloires que de vicissitudes. A un certain moment, il devient Ministre pour avoir réprimé la révolte de Nùng Văn Vân et mené avec succès les travaux de défrichement des terres  à Hải Dương, puis il n'en est pas moins  nouveau rétrogradé en 1843 au rang de simple soldat. Après bien des hauts et des bas, il termine sa carrière comme Préfet de Thừa Thiên et prendra sa retraite en 1848, en ayant continué jusqu'à la fin à faire preuve d'indépendance de caractère. Malgré les services rendus, est mal aimé de ses souverains à cause de son caractère indépendant. Les courtisans, en le calomniant, ont réussi à plusieurs reprises à le faire condamner et perdre toutes ses fonctions. Mais il est invariablement réhabilité chaque fois que, devant une situation critique, le roi doit faire appel à ses talents. Nguyễn Công Trứ  a mené la vie d'un kẻ sĩ et il a célébré cette vie de l'honnête -homme confucéen dans un ca-trù, poème-chant, suivant, pour lequel nous faisons suivre en parallle le texte viêtnamien et sa traduction française :

      1.Tước hữu ngũ, sĩ cư kỳ liệt,
      2. Dân hữu tứ, sĩ vi chi tiên.
      3. Có giang sơn thì sĩ đã có tên,
      4. Từ Chu Hán  vốn sĩ nầy là quí.

[A la Cour, le  Kẻ sĩ  occupe le dernier des cinq échelons de la hiérarchie du mandarinat; dans la société, il occupe la première place avant les agriculteurs, les ouvriers et les commerçants. Le nom de kẻ sĩ existe dès la création de la nation, et l'honnête-homme confucéen jouit déàj d'une très grande considération depuis les dynasties des Chu et des Hán. (Sous les Chu, c'est la première fois qu'on organise des écoles pour former les kẻ sĩ choisis parmi les enfants des mandarins; sous les Hán, c'est pour la première fois que tous les kẻ sĩ peuvent se présenter aux  concours mandarinaux sans distinction de classe sociale, et sans limite d'âge)].


5- Miền hương đảng đã khen rằng hữu nghị,
6- Đạo lập thân phải giữ lấy cương thường.
7- Khí hạo nhiên chí đại chí cương,
8- So chính khí đã đầy trong trời đất.

[Dans son village, on le loue pour sa piété filiale et sa loyauté. Dans la société, il lui faut observer strictement les trois devoirs et pratiquer les cinq vertus cardinales de  l'honnête -homme confucéen (2). Le kẻ sĩ  a en soi le " khí hạo nhiên " (souffle-énergie) extrêmement vigoureux qui fait partie du "chính khí " (souffle fondamental) dont tout l'univers est imprgné et qui se manifeste sous divers aspects, donnant ainsi forme aux êtres vivants. (En temps de paix, ce souffle incite les hommes  oeuvrer pour la gloire du souverain, en temps de guerre, à accomplir des actes héroïques et des sacrifices pour la nation)]. 


9- Lúc vị ngộ hối tàng nơi bồng tất
10- Hiêu hiêu nhiên điếu Vị canh Sằn.
11- Xe bồ luân dù chưa gặp Thang, Vẵn,
12- Phù thế giáo một vài câu thanh nghị.
13- Cầm chính đạo để tịch tà cự bí
14- Hồi cuồng lan nhi chướng bách xuyên.

[Quand le kẻ sĩ  n'a pas encore la chance de servir dans l'administration, il mène une vie retirée  à la campagne. Fier et serein, il s'en va pêcher au fleuve Vị et labourer la terre au pays Sằn (3). Qu'importe! Si les carrosses royaux ne viennent pas encore le chercher, le kẻ sĩ continuera  à se consacrer  l'éducation du peuple,  s'appuyer sur le Đạo, en combattant les superstitions et les doctrines fausses qui, (comme les vagues, empêchant l'eau de cent fleuves de se jeter dans la mer) détournent nos pensées et réflexions de la Doctrine du Grand Maître].

15- Rồng mây khi gặp hội ưa duyên,
16- Đem quách cả sở tồn làm sở dụng.
17- Trong lang miếu ra tài lương đống
18- Ngoài biên thùy rạch mũi Can, Tương.
19- Làm sao cho bách thế lưu phương,
20-Trước là sĩ, sau là khanh tướng.
21- Kinh luân khởi tâm thượng, binh giáp tàng hung trung,
22-Vũ trụ chi gian giai phận sự, nam nhi đáo thử thị hào hùng.

[Mais quand le dragon, le kẻ sĩ ,  a l'occasion de rencontrer les nuages sur lesquels il s'appuie pour s'envoler dans les airs, il met tout son savoir au service de la nation. A la Cour, il est la poutre et la charpente qui soutiennent le règne de son roi ; à la frontière, il brandit les épées Can et Tương (noms de deux épées légendaires) pour défendre le pays, afin que cent générations après, on se souvienne encore de sa renommée, celle du kẻ sĩ  et celle du commandant de l'armée. Il est imprégné de l'art de gouverner et rompu à l'art militaire. Comme tout ce qui se passe dans ce monde relève de la compétence du nam nhi (jeune homme), celui de ceux-ci qui arrive à assumer ainsi ses responsabilités mérite le nom de héros!].


23- Nhà nước yên mà sĩ được thung dung
24- Bấy giờ sĩ mới tìm ông Hoàng Thạch.
 25- Nẵm ba chú tiểu đồng lếch thếch,
26- Tiêu dao nơi hàn cốc thanh sơn.
27- Nào thơ, nào rượu, nào địch, nào đàn,
28- Đồ thích chí chất đầy trong một túi.
29- Mậc ai hỏi, mặc ai không hỏi tới!
30- Gẫm việc đời mà ngắm kẻ trọc thanh

[Enfin, quand la paix revient, le kẻ sĩ  peut être libéré de ses charges. Alors il demande à se retirer, suivant le conseil de Hồng Thạch Công (3). Accompagné de quelques jeunes serviteurs, il se promène dans les montagnes verdoyants, visitant les grottes profondes, s'adonnant à la poésie,  à la musique, à l'alcool...Qu'importe si l'on s'enquiert de ses nouvelles ou si l'on l'ignore, il médite sur la vie en regardant s'agiter ceux qui sont purs et ceux qui ne le sont pas].

31- Nầy nầy sĩ mới hoàn danh!
[Ainsi soit-il pleinement digne du nom de kẻ sĩ ! ]                                                 


*Ce poème-chant des "kẻ sĩ" de Nguyễn Công Trứ est un vrai crédo proclamant l'ensemble des principes tirés du confucianisme qui commandent la conduite de l'honnête -homme confucéen.En premier lieu, ce sont des enseignements de Confucius tirés des Classiques : les vertus hiếu nghị, les trois devoirs, les cinq vertus cardinales; le comportement fier, serein, et joyeux dans pauvreté de la vie retirée ; le devoir d'éduquer le peuple par des conseils et opinions justes.
 Nguyễn Công Trứ reprend une métaphore employée par Hàn Dũ (Han Yu, 768-834), grand écrivain des Đường (Tang) : "les vagues folles empêchant l'eau de cent fleuves de se jeter dans la mer", pour nous rappeler que le devoir de kẻ sĩ est de défendre la Doctrine du Maître contre les idées fausses, les conceptions erronées.
On peut retrouver la trace du Yi King (le classique des Mutations) de Confucius dans le conseil de Hồng Thạch Cơng recommandant  son disciple de se retirer quand celui-ci est au faîte de sa gloire, afin d'éviter ce que les lettrés appellent communément le "malheur du kháng long". Kháng long (dragon volant très haut) est le nom du sixième trait de l'hexagramme Bát Thuần Càn dans le Yi King, symbolisant l'apogée de la gloire, de la fortune, de la santé, mais que l'oracle interprète comme un avertissement formulé en ces mots "kháng long hữu hối" (dragon volant très haut, avoir regrets), car suivant les lois de l'éternelle mutation, le yang trop vieux se transforme en yin, le yin trop vieux se transforme en yang, une chance trop grande se mue en un profond malheur.
L'auteur fait aussi allusion  à la théorie du souffle fondamental (chính khí) et du souffle-énergie (khí hạo nhiên), dont Văn Thiên Tường (Wen Tian Xiang, 1236-1283), avant sa mort, dans la prison des envahisseurs Yuan, décèle les manifestations dans les actes héroĩques des personnages historiques, et que Chu Hy (Tchou Hi, 1130-1200), grand philosophe confucianiste, incorpore dans une vaste synthèse :
Chaque homme est fait de khí (k'i) plus ou moins pur et bon (qui est sa nature cosmique et originelle), et de la nature physique (qui est un mélange de bon et de mauvais). Le mal appartient  la "nature" et peut être éliminé par l'éducation, l'homme s'avère donc perfectible.

Enfin, Nguyễn Công Trứ, par ses conquêtes des lais de mer et ses victoires militaires, rejoint la doctrine de Nhan Nguyên (Yan Yuan, 1835-1704) et de Lý Cung (Li Gong, 1659-1733) qui se font du confucianisme une opinion plus tournée vers l'action que livresque. A l'enseignement traditionnel des lettres, ils ajoutent l'art militaire, l'architecture, l'agriculture, prônent une politique de défrichement des terres incultes. Et Nguyễn Công Trứ de déclarer : Celui des jeunes hommes, qui peut accomplir ainsi des exploits extraordinaires dans les deux domaines văn (civil) et võ (militaire), méritera le nom de héros  dont la réputation "persistera avec les montagnes et les fleuves".
En fait, les pensées et les écoles confucianistes sont très nombreuses et souvent contradictoires les unes avec les autres. Nguyễn Công Trứ  a sélectionné les notions qui sont conformes au tempérament, aux aspirations, aux conditions culturelles et politiques de notre peuple pour ériger un système de principes "confucianiste" proclamé dans son poème-chant crédo.
Ainsi, formé selon les principes moraux bien solides du Maître, le kẻ sĩ  est doté d'une force mystique puisée dans la théorie du souffle-énergie de Chu-Hy, et stimulé par les nouveaux concepts pratiques et réalistes de l'école Nhan, Lý (Yen, Li) au début du XVIIIè siècle.Certes, la conception du kẻ sĩ a été expoése plus d'une fois par Confucius dans le Luận Ngữ  (Lun Yu, XIII, 20) : "Celui qui sait rougir lorsqu'il a mal agi, et dans son action aux quatre coins de la terre, ne fait pas honte à son prince, mérite le nom de kẻ sĩ . Ensuite, c'est celui que les membres de son clan appellent bon fils, que les gens de son village appellent bon frère ; enfin, c'est celui qui tient toujours parole et achève ce qu'il entreprend. S'il le fait par simple obstination, ce n'est qu'un homme ordinaire, mais peut-être mérite-t-il quand même d'être considéré, en troisième lieu, comme  kẻ sĩ ".

Pour son crédo, Nguyễn Công Trứ a retenu les deux premières acceptions qui qualifient le kẻ sĩ   en fonction de ses corrélations avec son propre honneur et celui de son pays.
Le poème-chant sur la vie du kẻ sĩ   de Nguyễn Công Trứ est d'un style simple, entraînant et d'une composition rigoureuse. Il révèle une confiance certaine en soi-même, une sagesse un peu aigrie, une inébranlable passion de vivre, de réussir ainsi que de jouir de la vie.
Nguyễn Công Trứ est l'un des rares poètes qui célèbrent l'idéal de grandeur et d'indépendance, qui encourage la jeunesse à se surpasser pour servir le pays, pour mériter le nom de héros.Au terme de cet exposé, il convient de reprendre cette assertion de E. Blazs cité par Lê Thành Khôi (Le Viêtnam, Histoire et Civilisation, Paris, Editions de Minuit, 1955, p.p. 355, 356) sur le rôle des lettrés l'honnête -homme confucéen dans la société viêtnamienne de l'ancien temps, dont la vie est dépeinte fidèlement dans le chant-poème de Nguyễn Công Trứ:" Tous les lettrés peuvent se présenter aux concours littéraires (sans distinction de classe sociale et sans limite d'âge), mais seuls ceux qui y sont reçus, accèdent au mandarinat, c'est-à-dire  la fonction publique. Leur nombre est infime... Les autres retournent vivre dans leur village où ils ouvrent des cours (car il n'y a pas de monopole d'Etat de l'enseignement) ou se font médecins, astrologues, géomanciens, écrivains publics. Ni l'autorité, ni les conditions d'existence, ni les intérêts des deux groupes ne sont donc semblables et beaucoup d'oeuvres populaires ou semi-populaires: contes, chansons, poèmes, pièces de théâtre chèo, sont dûs à des lettrés de village qui, vivant auprès des paysans et sympathisant avec eux, ne se sont pas fait faute de mettre en accusation les notables, les fonctionnaires et le roi lui-même...

"Ce sont les fonctionnaires lettrés qui assument toutes les fonctions médiatrices et administratives: ils s'occupent du calendrier (indispensable aux travaux agricoles); ils organisent les transports et les changes ; ils surveillent la construction des routes, des canaux, des digues et des barrages, ils commandent tous les travaux publics et particulièrement ceux susceptibles de corriger la nature cruelle, de prévenir les sécheresses et les inondations ; ils constituent des réserves en cas de famine et favorisent l'irrigation par tous les moyens."Ce sont à la fois les architectes, les ingénieurs, les instructeurs, les administrateurs et les directeurs de la société. Toutes ces fonctions sont politiques : elles ne demandent pas de connaissances spéciales, mais une culture générale qui initie  l'art de gouverner. Tant que l'économie reste agricole, l'éducation traditionnelle y suffit et le mandarinat remplit convenablement son rôle. Mais il ne saura pas résister à l'invasion d'une civilisation scientifique, technique et industrielle  laquelle sa formation ne l'a pas préparé."

NOTES

(1)- Chữ nôm : (chữ : criture; nôm: Nam > Việt Nam) inventé au XIIIè siècle par les lettrés viêtnamiens, constitué à  partir des éléments des caractères chinois, chaque caractère nôm représente phonétiquement un mot viêtnamien. Toutes les oeuvres littéraires avant 1907 sont écrites en chữ nôm. Comme aujourd'hui on ne peut pas déchiffrer le chữ nơm, ces oeuvres sont retranscrites en "quốc ngữ", écriture invente au XVII sicle par les missionnaires occidentaux, se servant de l'alphabet latin pour repré senter phonétiquement le vitnamien.
(2) Les trois devoirs (tam cương) sont les devoirs envers son roi, envers son maître et envers son père. Les cinq vertus cardinales (ngũ thường) sont : nhân (l'amour de son prochain), nghĩa (la fidélité), lễ (l'esprit rituel), trí (le discernement moral), et tín (le respect des paroles données).
(3) A l'instar de Lã Vọng et Y Doãn qui, jadis, aprs avoir vécu longtemps en retrait de la société, ont vu un jour les souverains Văn et Thang venir en personne chez eux pour leur demander  être Premier Ministre.(4) Un ancien Sage qui, jadis a recommandé à  son disciple Trương Lương de quitter les honneurs de la Cour après avoir aidé le roi Hán Cao Tổ  fonder la dynastie des Hán, pour le préserver des dangers mortels réservés aux anciens collaborateurs des premières heures du souverain.

OUVRAGES CONSULTÉS.

- Kaltenmark (Max), La philosophie chinoise, PUD F, Paris 1987.
- Kaltenmark (Odile), La littérature chinoise, PUD F , Paris 1977.
- Lê Thành Khôi, Le Viêtnam,Histoire et Civilisation, Edition de Minuit, Paris 1955.
-  Phan (Bội Chu), Khổng Học Đăng, Xuân Thu, Saigon, 1929 .
- Phan (Bội Chu), Chu Dịch, Khai Trí, Saigon, 1969.
- Ryckmans (Pierre), Les Entretiens de Confucius, Gallimard, Paris, 1989.

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